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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Archive pour novembre, 2009

puis plus d’un an, le PS relaie inlassablement l’exigence de respect et de dignité des agents de Pôle Emploi . Nous n’avons eu de cesse de pointer les dysfonctionnement majeurs occasionnés par une fusion bâclée et les dérives d’une direction sourde et muette face à la détresse des personnels. Nos propositions ainsi que nos alternatives pour le Pôle Emploi sont publiques depuis plusieurs mois tant au niveau du PS que de la part des collectivités locales qui chaque jour subissent le même mépris de la part de la direction du Pôle Emploi.

M. Charpy est-il « une canaille » lorsqu’il fait débourser par l’Etat 16 millions d’euros afin de financer les études de réorganisation du Pôle Emploi (8 millions d’euro pour les deux seuls cabinets américains Accenture et Mc Kinsey) et 500 000 euros rien que pour le nouveau logo? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’au moment où la fusion se fait et que les conventions collectives ne sont même pas encore négociées au sein de la nouvelle structure, il augmente son salaire de 25% à plus de 225 000 euros par an et qu’il reste de marbre face aux recommandations du CHSCT qui pointe le risque de suicides dans l’entreprise? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’il externalise sans aucune évaluation ni étude et au profit de cabinets privés, pour plusieurs millions d’euros la « prise en charge » de plus de 350 000 chômeurs? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’en pleine crise l’on constate 1 agent disponible en moyenne pour traiter 140 chômeurs, plusieurs mois d’attente afin que les chômeurs puissent percevoir leur indemnisation, des numéros d’appels facturés 3 euros les 5 minutes, et une direction de Pôle Emploi devenue auxiliaire de la communication gouvernementale et qui explique que tout va bien? Les français sont juges.

Tous les jours ce sont des milliers de chômeurs qui ont cotisés, des milliers d’agents du service public mal traités et humiliés qui pensent et disent exactement la même chose que M. HAMON.

Quant à la fausse indignation de M. Lefebvre et M. Wauquiez, nous souhaiterions entendre les mêmes cries d’orfraie lorsque chaque jour l’UMP stigmatise le nombre de fonctionnaires inutiles et dont il faut réduire le nombre, ou les instituteurs juste bon à « changer les couches ».

Si le mot « canaille » permet enfin d’ouvrir le débat sur le Pôle Emploi et la réalité des chiffres du chômage, alors merci au porte-parole du PS.

Communiqué de presse de Razzy Hammadi :

Le Parti Socialiste exprime son inquiétude après la nomination en Conseil des ministres d’Henri Proglio à la tête d’EDF.

Le rapprochement de fait entre Veolia et d’EDF constitue un brouillage des spécificités du service public de l’énergie.

En lieu et place d’une politique industrielle ambitieuse, définissant des objectifs et une vision pour l’intérêt de notre pays et de l’Europe dans ces secteurs aussi stratégiques que sont l’énergie et l’environnement, la droite se contente de servir l’intérêt de ses amis.

Là où nous aurions pu attendre quelques signes de responsabilité, notamment sur la question de la rémunération du nouveau dirigeant, l’État, par la voix de son porte-parole Luc Châtel, s’en remet avec hypocrisie, au comité des rémunérations d’EDF. Le Parti Socialiste tient à rappeler que l’État demeure actionnaire majoritaire d’EDF et que ses représentants sont censés y défendre ses orientations.

La nomination d’Henri Proglio est une nouvelle remise en cause du service public, une illustration d’une droite sans vision d’avenir.

Réunis en assemblée générale, le 25 octobre à Baume-les-Dames (Doubs), les maires ruraux ont adopté une motion visant à demander des garanties sur l’avenir de La Poste, à la veille des discussions au Sénat sur le projet de loi relatif à son changement de statut. « Le risque est grand de voir à terme l’entrée de fonds privés dans le capital de La Poste dont la privatisation serait l’aboutissement », estime l’Association des maires ruraux de France (AMRF), dans cette motion. L’association demande que le maintien du caractère public soit « très clairement affirmé dans le texte », que les
missions de service public, en particulier celles liées à l’aménagement du
territoire et au service postal universel « fassent l’objet de véritables
garanties législatives » et, enfin, que « le fonds de péréquation territoriale
soit consolidé ». Des demandes en partie comblée par le travail de la
commission de l’économie du Sénat. Un amendement du rapporteur du texte, le
sénateur UMP Pierre Hérisson « garantit que la Poste restera à cent pour cent
publique » (Etat et personnes morales de droit public). Un autre amendement
vise à maintenir les 17.000 points de contacts de La Poste à travers le
territoire. Enfin, la commission a également décidé de porter de 85 à 100%
l’abattement dont bénéficie La Poste au titre de la taxe professionnelle, ce
qui permettrait de porter de 137 à 221 millions d’euros l’enveloppe du Fonds
national de péréquation territoriale, bien moins cependant que les 350
millions d’euros que représenterait le coût de la mission d’aménagement du
territoire de l’opérateur. Mais l’AMRF demande que le fonds ne serve pas
prioritairement les agences postales et les relais Poste, comme c’est le cas
aujourd’hui, « mais bien indistinctement l’ensemble des points de contact y
compris les bureaux de poste dès lors que leur maintien serait
indispensable ».
Enfin, le texte amendé, qui est discuté au Sénat à partir du 2 novembre,
prévoit la création d’un fonds de compensation pour le financement du
service postal universel (à ne pas confondre avec la mission d’aménagement
du territoire), qui consiste à fournir à tout citoyen un service de qualité
(levée et distribution) à un coût abordable. Aujourd’hui, grâce à sa
situation de monopole, La Poste peut financer le surcoût que représente ce
service (estimé à un milliard d’euros) sans faire appel à des subventions
publiques. Mais au 1er janvier 2011, La Poste perdra son dernier monopole,
celui des lettres de moins de 50 grammes. Toutes ses activités (courrier,
colis-express, banque et réseau via l’enseigne) seront en totale
concurrence. Le mécanisme envisagé obligera tout nouvel opérateur à verser
une taxe à au fonds de compensation placé sous le contrôle de l’Arcep
(Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et
géré par la Caisse des Dépôts. Par ailleurs, la transformation de La Poste
en société anonyme devrait augmenter son capital de 2,7 milliards d’euros
apportés par l’Etat et la Caisse des Dépôts, afin de lui permettre de se
moderniser.

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