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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Archive pour janvier, 2010

Tarifs d’EDF L’Etat doit prendre ses responsabilités

Posté par CNSP 31 - janvier - 2010

Communiqué de Presse de Razzy Hammadi Secrétaire National aux Services Publics :

Le Parti Socialiste exprime sa préoccupation au sujet de la possible hausse des tarifs d’EDF et du projet de loi sur la « nouvelle organisation du marché de l’électricité » (NOME).

Anticipant les conséquences de la loi NOME, EDF a évoqué une possible augmentation de ses tarifs. Le principe de ce projet consiste, en effet, à sacrifier l’accessibilité tarifaire de l’électricité et la pérennité de l’opérateur public au profit d’un marché pleinement concurrentiel.

La crainte d’EDF est d’autant plus fondée que le gouvernement ne se donne pas les moyens de défendre le service public de l’énergie et d’éviter que le prix de nouvelles dérégulations soient payées par les usagers.

Contraindre par exemple l’entreprise à vendre son énergie nucléaire en deçà de ses coûts réels afin de répondre aux standards concurrentiels du libre marché est inacceptable. EDF annonce d’ores et déjà qu’elle ne pourra subir une telle situation sans réévaluation de ses tarifs. En définitive, cette nouvelle étape de la dérégulation du marché fait peser sur les français les conséquences d’une loi qui met en péril le service public de l’énergie.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de prendre le temps du débat sur cette question centrale pour le développement de notre pays et de cesser de traiter le dossier énergétique avec précipitation et légèreté.

Il souhaite qu’un soutien soit apporté à EDF dans ses nécessaires besoins de développement.

Il refuse toute augmentation des tarifs de l’énergie, particulièrement dans le contexte économique et social actuel.

Communiqué de presse du Bureau National du Parti Socialiste :

Dans le cadre du processus de transposition en droit français de la directive « services », l’Assemblée nationale examinera en séance publique jeudi 21 janvier 2010 la proposition de loi relative à la protection des missions d’intérêt général confiées aux services sociaux et à la transposition de la directive « services », déposée le 9 décembre dernier par le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault.

Cette proposition de loi vise à sécuriser juridiquement le fonctionnement et le financement des services sociaux d’intérêt général, notamment en permettant de les exclure du champ d’application de la directive, comme l’ont déjà fait une majorité de pays européens.

La directive, telle qu’elle a été transposée en catimini par le gouvernement, ne permet pas de garantir la pérennité du secteur des services sociaux. A l’inverse, la proposition de loi socialiste permet de manière transparente de sortir du champ d’application des services sociaux tels que la petite enfance, le périscolaire ou encore la formation des demandeurs d’emploi.

L’application de cette directive aura des conséquences importantes sur l’équilibre économique et social de notre pays et mérite un débat clair et transparent sur le sens donné à nos services publics et sur les moyens d’action que se donnent l’Etat et les collectivités territoriales pour agir au service des citoyens.

Le Parti Socialiste dénonce l’attitude du gouvernement, qui en éparpillant les multiples textes d’application et en refusant de proposer un texte législatif cadre a dessaisi la représentation nationale d’une question éminemment politique, faisant ainsi passer ce débat par la petite porte, dans le dos des Français. Dans 25 des 27 Etats membres de l’Union, une loi générale de transposition a permis une discussion libre et transparente.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de rendre public l’ensemble des documents techniques portant transposition de la directive et déplore que même les parlementaires n’en aient pas encore été destinataires.

Les socialistes réclament l’utilisation de l’ensemble des marges d’appréciation laissées à chaque Etat membre pour sécuriser leurs services sociaux. Ces protections avaient été incluses par le Parlement européen à l’initiative du groupe socialiste. La proposition de loi socialiste, examinée en commission des affaires sociales à l’Assemblée nationale, permet de les mettre en oeuvre.

Derrière cette transposition, que le gouvernement présente comme un exercice technique, se joue le sort des services sociaux qui sont au cœur de notre modèle social.

Vaccination contre la grippe H1N1 des constats accablants

Posté par CNSP 22 - janvier - 2010

Communiqué de la coordination nationale de défense des hôpitaux et maternités de proximité :

es informations transmises ces derniers jours au sujet de la vaccination contre la grippe H1N1 conduisent, si elles sont avérées, à un constat accablant :

-Achat global de 94 millions de doses de vaccin pour environ 5 millions utilisées à ce jour,
-Absence dans le contrat de clauses permettant d’adapter le volume et l’échelonnement des commandes en fonction des besoins et de le réduire dans l’hypothèse d’une injection unique,
-Résiliation unilatérale, dans l’urgence, de la commande de 50 millions de doses,
-Achat de 33 millions de doses de tamiflu et de 1,5 milliards de masques stériles sans dispositif prévisionnel de diffusion et d’utilisation,
-Organisation rigide et inadaptée des centres de vaccination,
-Réquisitions d’internes mettant ponctuellement en péril le fonctionnement de services hospitaliers, réquisition des élèves IDE au détriment de l’obtention de leur diplôme (stage, problèmes financiers…),
-Absence totale de dialogue avec les professionnels de santé,
-Campagne de communication présentant sans réel fondement scientifique un scénario catastrophe et utilisant la peur comme levier de décision de vaccination,
-Montant initial des achats de 2,2 milliards d’euros et pertes sèches à la charge du contribuable d’ores et déjà estimées entre 800 millions et un milliard d’euros selon les sources, ce qui représente la quasi-totalité des déficits des hôpitaux publics.

Au vu de ces faits, les populations sont conduites à penser que le gouvernement, en particulier les ministres de l’Intérieur et de la Santé, ont, en l’espèce, fait preuve d’incompréhensible précipitation, voire d’incompétence, et pris des décisions visiblement inadaptées sur la base de connaissances incomplètes et d’analyses erronées.

Comment, dans ces conditions, croire à la pertinence de leur politique de restructuration hospitalière quand on constate à ce sujet qu’ils font preuve de la même ignorance des réalités de terrain, du même autisme vis-à-vis des acteurs locaux (les principaux intéressés : usagers, personnels et élus), et du même mépris des conséquences néfastes de ce qu’ils veulent imposer sur l’ensemble du territoire national, tant pour l’accès aux soins que pour la sécurité des prises en charge, les conditions de travail des personnels, l’équilibre financier des hôpitaux ou le développement des territoires concernés ?

Nous demandons au Président de la République de mettre fin à cette dictature technocratique aveugle pour permettre, dans la concertation et le dialogue, l’égalité de droits et de devoirs des citoyens inscrite dans notre constitution et dont il est le garant.

Nous demandons enfin une vraie politique de santé qui parte des besoins des personnes et des territoires, et qui ne voit plus la santé comme une marchandise et l’hôpital comme une entreprise et donc qui privilégie les services publics, seuls aptes à répondre aux exigences d’égalité et de solidarité. Avant toute énième réforme, il faudrait analyser les dégâts occasionnés par les précédentes, aux dépens d’une santé humaine et égalitaire, et nous exigeons le retrait des aspects les plus néfastes de la politique actuelle, notamment le centralisme autocratique des ARS, la T2A, la loi dite Bachelot, l’autorisation de tout dépassement d’honoraires…

Article de l’ AFP

L’Etat, malgré la crise, demeure le premier licencieur d’Europe » avec « 100.000 emplois supprimés depuis 2002, 50.000 dans l’Education nationale ». « Aucune entreprise, aucun Etat, aucune structure n’a supprimé autant d’emplois ». « La réalité de tous les jours dans les services publics, c’est qu’on fait, avec de moins en moins pour un résultat de pire en pire ».

Interview de Razzy Hammadi pour Public Sénat :

Journée de mobilisation aujourd’hui dans la fonction publique. Les syndicats appellent les 5 millions de fonctionnaires à défendre le pouvoir d’achat et l’emploi face aux 100 000 suppressions de postes décidées par le gouvernement. Razzy Hammadi, secrétaire national du PS chargé des services publics, accuse le gouvernement de vouloir « tirer vers le bas le modèle social français » et dénonce des mesures qui mènent à « privatiser les services publics ». Entretien.

Que répondez-vous à Eric Woerth qui explique qu’« on ne peut pas faire autrement. Le service public doit être à la fois moins couteux et plus performant » ?

« Nous ne sommes pas fermés sur la question de l’amélioration de la performance économique des services publics. C’est le bon sens. Le problème, c’est que sous prétexte de performance économique, le gouvernement français est devenu le premier licencieur d’Europe avec 100 000 suppressions de postes. Il en annonce 34 000 de plus cette année.

Jamais les services publics n’ont été aussi mal traités, alors qu’on en a énormément besoin. La RGPP (révision générale des services publics, qui entraîne une diminution des effectifs, ndlr) est aveugle et antidémocratique. La Cours des comptes l’a dénoncée aussi. La RGPP, c’est une gestion des politiques publiques importée des pays anglo-saxons où cela a fait des ravages.

Sous prétexte de l’amélioration de la gestion, on taille de manière aveugle dans les effecitfs. La RGPP est un cheval de Troie technocratique cassant l’emploi public, coupant de manière aveugle dans le budget et remettant en cause des missions essentielles au vivre ensemble, comme c’est le cas pour la DDE ou la santé. »

Mais des économies ne sont-elles pas envisageables sans diminuer la qualité des services publics ?

« Ce sont des cabinets privés qui évaluent les services publics. Ils ont quelques fois un intérêt à leur démolition. Qu’on pose la question de manière démocratique. Où faut-il créer de nouveaux services publics ? Où faut-il en conserver ? La seule orientation du gouvernement est de privatiser les services publics. Sous le sceau du bon sens et de la bonne gestion, c’est une politique aveugle et néolibérale. »

Sur la question de la retraite des fonctionnaires, faut-il une équité avec les salariés du privé ?

« Il y a eu un consensus historique autour de l’idée que l’emploi public offrait certains avantages, notamment sur la sécurité de l’emploi, en contrepartie d’une modération salariale par rapport au privé. Pour le privé on est revenu aux conditions de calcul de la retraite. C’était une régression. Maintenant on dit qu’il faut faire converger vers cette régression les régimes des fonctionnaires. Le système des retraites nécessite une réforme. Sauf que la seule idée de la droite est de tirer vers le bas le modèle social français. »

En parlant d’un âge de la retraite à 61 ou 62 ans, considérez-vous que Martine Aubry a repris à son compte les idées de la droite ?

« Non, je ne pense pas. Je pense qu’elle parlait de l’âge effectif de départ et non de l’âge légal. Il est vrai qu’après les régressions de la droite, l’âge effectif n’est plus l’âge légal. C’est la durée de cotisation qui doit être au centre du débat. »

Propos recueillis par François Vignal

Journée de défense des services publics

Posté par CNSP 21 - janvier - 2010

Communiqué de presse du Secrétariat National du Parti Socialiste :

Le Parti Socialiste apporte son soutien à la journée de mobilisation pour la défense des services publics et de la fonction publique.
Il condamne fermement la suppression de 34 000 postes dans la fonction publique prévue en 2010, à l’heure ou les chiffres du chômage battent des records, et dénonce une politique salariale désastreuse en termes de pouvoir d’achat.

Il souhaite également rappeler que le premier résultat de la Revue générale des politiques publiques est une suppression massive de postes, dénoncée par le dernier rapport de la Cour des comptes, dont la principale conséquence visible pour les Français est la remise en cause du service qui leur est rendu.

Les représentants du Parti socialiste seront donc aux côtés des infirmiers, des professeurs, des agents de police et des fonctionnaires, dont la France a besoin et qui refusent de voir la qualité et la dignité de leur travail mises en cause par des politiques néolibérales.

Pour voir l’explication de la décision de la Cour de Cassation cliquez ici

Communiqué de presse de Razzy Hammadi secrétaire national aux Services Public et Bernard Soulage secrétaire national aux transports :

La SNCF envisagerait de supprimer plusieurs dessertes régionales et interrégionales par TGV ainsi que 1400 postes de cheminots dès 2011 en raison d’un manque de rentabilité lié notamment aux augmentations des droits de péage de RFF. Cette information révèle les menaces qui pèsent sur le service public de transport ferroviaire.

Le Parti socialiste rappelle qu’il est de la responsabilité de l’Etat de soutenir ce service public stratégique et central pour l’aménagement du territoire dans notre pays et déplore le manque de vison à moyen et long terme du gouvernement.

Le Parti Socialiste apporte son soutien aux agents et usagers et dénonce la vision gouvernementale, comptable et néolibérale, du transport ferroviaire en France.

Le recentrage qui serait envisagé par la SNCF est la conséquence directe du manque de soutien de l’État au système ferroviaire.

Dans un contexte de crise, les collectivités locales ont investi considérablement pour soutenir leur économie locale, les aménagements ferroviaires et les dessertes par les trains régionaux. Le Parti Socialiste demande au Gouvernement d’en faire autant.

Le PS demande à l’Etat de prendre ses responsabilités et de garantir l’avenir du transport ferroviaire en France.

Communiqué de presse de Razzy Hammadi Secrétaire National aux Services Publics

Depuis qu’il a annoncé son intention de changer le statut de La Poste, le Gouvernement n’a à aucun moment dissipé les inquiétudes, ni fourni les garanties nécessaires face aux craintes liées à la privatisation. Il n’a eu que mépris pour la votation citoyenne du 3 octobre 2009 qui a mobilisé plus de 2,3 millions de personnes.

Le service public en général, et la Poste en particulier, participe de notre identité collective en portant des valeurs de solidarité et d’égalité et fait vivre nos territoires en renforçant la cohésion nationale. Seul un débat public transparent conclu par un référendum aurait été à la hauteur de l’enjeu, afin de décider de l’avenir du service public postal.

En lieu et place de ce référendum, le Gouvernement a choisi le passage en force et maintenu l’opacité sur les conditions de ce changement de statut, au point que la valorisation de La Poste est toujours impossible à chiffrer aujourd’hui, alors que le Parlement est appelé à voter le projet de loi.

Fidèle à ses engagements, le Parti Socialiste défend ce jour une motion référendaire afin de demander l’organisation d’un référendum sur cet enjeu de service public qui engage la nation toute entière.

Le Parti Socialiste s’engage à saisir le Conseil Constitutionnel à l’issue du vote.

Razzy Hammadi sur RFI

Posté par CNSP 12 - janvier - 2010

Razzy Hammadi sur RFI ce matin :

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