Né à Toulon, j’y ai vécu jusqu’à mes 23 ans, âge auquel j’ai dû quitter ma ville pour intégrer un troisième cycle en économie sociale et comparée à Paris I.
C’est à Toulon que j’ai commencé mon engagement. Impliqué dans la vie associative suite à la victoire du FN en 1995, il aura fallu attendre plusieurs années avant que je ne me décide à rejoindre un « appareil » politique. Les raisons de mon appréhension sont à chercher dans les motivations qui aujourd’hui plus que jamais me conduisent à vouloir changer la politique, y compris au sein du PS.
Les premiers pas de mon engagement, sont marqués par la lutte contre le FN évidemment, mais pas seulement. L’action associative et l’éducation populaire sont en eux-mêmes des combats, lorsqu’on tente de les promouvoir dans une ville de plus de 100 000 habitants qui ne compte ne pas une seule Maison des Jeunes.
Radio associative, école des parents, tournois de foot contre le racisme, campagne d’inscription sur les listes électorales…De mon quartier du Jonquet et de l’ensemble de la ville, les initiatives émergeaient afin d’exprimer une soif de citoyenneté que nul, y compris à gauche, n’avait considérée bon de prendre en compte avant la victoire du FN.
Ce n’est qu’en 1998, que je décide de rejoindre le PS, après une année de césure, dans le monde arabe. Ma rencontre militante avec les militants de l’UGET (Union générale des étudiants tunisiens) lors des révoltes estudiantines de Sfax eurent sur moi l’effet d’une prise de conscience. Je me savais socialiste, ayant le droit et même la chance de vivre dans un pays où la parole partisane et l’action politique étaient libres, je me décidai à pousser la porte du 24 Bd de Strasbourg où se situait le siège de la fédération du Var du PS.
S’ensuit alors ma rencontre avec cette belle organisation de Jeunesse qu’est le MJS et participe à son Congrès de Tours qui se déroule en décembre 1999.
En 2002, je deviens responsable de la section du PS de Toulon.
Fin 2003, je démissionne de mon mandat et rejoins donc Paris, en parallèle de mes études, je deviens membre du BN du MJS, puis secrétaire national aux questions européennes et économiques ainsi qu ‘aux activités internationales au sein de l’équipe de David Lebon.
En décembre 2005, je deviens Président du MJS. En janvier, le secrétariat national du MJS décide de mener la fronde au moment où personne ne croit en une hypothétique victoire contre le CPE. Le MJS est la première organisation à communiquer contre le contrat et initie la première rencontre des organisations syndicales, associatives et politiques de jeunesse, quatre jours après l’annonce du Premier Ministre.
En Novembre 2007, je quitte la Présidence du MJS, intègre le secrétariat national de François Hollande et suis chargé de la riposte.
En février 2008 est publiée la « Gauche la plus bête du monde ? » co-écrit avec Claude Villers (plus de 9000 exemplaires vendus).
En Mars 2008, je suis candidat à Orly lors des municipales., Bien que désigné par les militants, pas moins de quatre listes s’arrogent le droit de faire figurer le « poing et la rose » sur leurs affiches. Cette période m’aura beaucoup appris tant en humilité qu’en connaissance de la vicissitude des hommes et des femmes dans leur rapport à la chose politique, et qui les amène parfois à déployer bien plus d’effort pour faire perdre leur camarade que pour tenter de l’emporter ensemble.
Dès le printemps 2008, je participe au lancement de la contribution générale « Reconquête » qui deviendra la motion « Un monde d’avance » menée par Benoît Hamon, au nom de laquelle j’intègre le bureau national du Parti Socialiste, à l’issue du Congrès de Reims.
Au sein de l’équipe de Martine Aubry, je suis en charge des services publics…