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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Communiqué de Presse de Razzy Hammadi.

Prix des transports, de l’énergie, des timbres : de nouvelles hausses de prix dans les services publics vont alourdir le budget des ménages et entreprises français à compter de ce 1er juillet.

Les augmentations de tarification sont particulièrement sensibles dans le secteur de l’énergie. Après avoir augmenté de 9,7% le 1er avril dernier, les prix du gaz vont subir une nouvelle hausse comprise entre 2% et 4,7% cet été. Soit une hausse d’environ 8 euros par an pour ceux qui utilisent le gaz pour leurs besoins ménagers, de 45 euros par an pour ceux qui l’utilisent également pour se chauffer. Les prix du gaz auront ainsi augmenté de 15% pour la seule année 2010.

Pour l’électricité, on annonce déjà de possibles augmentations pour le mois d’août, et le projet de loi NOME, qui doit passer au Sénat en septembre, laisse craindre de fortes augmentations du prix.

Les augmentations sont également notables pour le secteur des transports. La SNCF augmentera au 1er juillet les tarifs de ses trains Corail, Intercités et express régionaux d’environ 2,5%. Cela se traduira par une hausse du billet allant de 10 centimes à 2,30 euros selon la distance parcourue.

Envoyer une lettre coûtera enfin deux centimes de plus, soit une hausse de 3,5% en moyenne.

A l’heure où les difficultés se font de plus en plus criantes pour nos concitoyens et les entreprises françaises, le Parti Socialiste s’inquiète des conséquences de ces augmentations. Nous serons particulièrement vigilants quant à la destination de ces hausses tarifaires, afin qu’elle participe à des investissements d’avenir, et non à assurer des revenus supplémentaires à ces entreprises et à leurs actionnaires.

Nome le Péril énergétique

Posté par CNSP 21 - juin - 2010

Editorial de Razzy Hammadi :

Malgré l’opposition résolue de l’ensemble des forces socialistes – parlementaires, élus locaux et militants – le projet de loi Nome (ou Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) a été adopté en première lecture à l’Assemblée, le 15 juin dernier.
Ce texte risque pourtant de gravement mettre en péril notre approvisionnement en électricité, en plus d’accroître la précarité énergétique qui frappe déjà trop de nos concitoyens. Le tiers de l’énergie nucléaire produite sur notre sol serait offert, sans aucune contrepartie en termes d’investissements, sans aucun partage des risques, aux nouveaux opérateurs venus concurrencer EDF. Ses conséquences sont prévisibles : une forte hausse des prix de l’énergie, des défaillances en série, l’anéantissement d’années d’investissements publics.

Matignon et l’Elysée objectent que cette décision émane des institutions européennes, dont ils ne feraient que transposer les injonctions. C’est mentir aux Français.
Car s’il est vrai que la libéralisation et l’ouverture à la concurrence dans le domaine énergétique – comme pour la poste ou le rail – découlent de directives européennes, ce sont les dirigeants de la majorité, assis la table des Conseils des ministres de l’UE et du Conseil européen qui ont permis cette décision. Et avec elle, la privatisation de GDF par la fusion avec Suez, l’ouverture du capital d’EDF ou le changement le statut de La Poste, en dépit de l’hostilité manifeste de l’opinion publique dont témoigne le succès de la votation citoyenne tenue l’an dernier.

Avec NOME, la religion de la concurrence libre et non faussée, à laquelle ce gouvernement voue un culte sans limites, ne se cache même plus derrière sous les dehors d’efficacité économique à laquelle elle prétend. Ce nouveau pas vers la libéralisation de la distribution de l’électricité ne profitera pas aux citoyens. Il n’est qu’un cadeau supplémentaire offert aux opérateurs privés.
Plus rien ne doit échapper au marché. Voilà l’implacable logique de l’Exécutif, occupé à détruire, coup après coup, notre modèle économique et social ; un modèle scellé dans les combats de la Résistance et les victoires ouvrières, aujourd’hui systématiquement remis en question par la droite au pouvoir. La réalisation des rêves néolibéraux s’écrit sous nos yeux, à mesure que sont mises en œuvre suppressions d’emplois dans les services publics, gel des dépenses publiques, mesures aussi injustes que la casse de notre système de retraite.

Ce que ce gouvernement nomme « acquis », avec un dédain mal caché, nous l’appelons « progrès ».
Il n’est pas trop tard pour le faire reculer. Ensemble, partenaires de Gauche et responsables syndicaux sont déterminés à contraindre la majorité à abandonner ce projet. La bataille s’annonce rude, mais l’enjeu est trop important pour que nous puissions renoncer.

RGPP quatre lettre et un projet

Posté par CNSP 4 - mai - 2010

L’article de Razzy Hammadi secrétaire national du Parti Socialiste sur la révision générale des politiques publiques paru dans le numéro du moi d’avril L’enjeu du Service public de la revue Raison Présente publiée par les nouvelles éditions rationalistes.

Espoir et reconquête

Posté par CNSP 4 - mai - 2010

Le Conseil national du PS a validé à l’unanimité des votants le projet de texte de la convention pour un autre modèle de développement. Celui-ci sera débattu jusqu’au 20 mai dans les fédérations. Il constitue en lui-même une réorientation du PS et apparaît désormais au regard de la prise de conscience qu’il suggère comme un signal fort en direction de tous ceux qui attendaient de nous une ligne de gauche sur les questions économiques et sociales. D’un point de vue interne au parti socialiste, la configuration est inédite. En effet, ce sont les tenants d’une orientation qui s’accommode avec le système qui présentent une contribution, non soumise au vote des militants, à côté du texte.

Depuis plus de quatre mois les camarades d’UMA, fidèles à nos engagements et portés par le mandat de notre orientation, n’ont eu de cesse à travers des présidences d’ateliers, les rapports de ces derniers ou bien encore dans le cadre des rédactions d’étape synthétisées par les rapporteurs généraux et la commission des résolutions, de faire en sorte, non seulement de porter l’essence d’ « un monde d’avance », mais aussi, que de manière définitive, notre parti n’ait plus un monde de retard.

Notre stratégie a été d’assumer autant que nécessaire les divergences, et de rechercher les points d’accords autant que possible. À aucun moment nous n’avons souhaité apparaître comme la mouche du coche, considérant que parce que nous avions eu raison avant tous, cela nous interdisait de nous satisfaire, à la faveur de la crise sociale, économique et européenne, de la crédibilité et de la capacité de conviction offertes à nos thèses vis-à-vis de nos propres camarades.

Pour autant, ces quatre derniers mois n’ont pas été une calme et douce discussion collective faite de consensus boiteux ou de résignations de fond au profit de la nécessité d’une unité d’affichage de pure forme. Les rapports d’ateliers n’ont pas tous été partagés par leur président ou leurs rapporteurs, des désaccords sur la question de la fiscalité ou de la puissance publique ont été clairement établis et rendus publics. Des clivages présentés comme insurmontables ont été dévoilés à la presse. Jusqu’à l’ouverture de la commission des résolutions du lundi 26 avril, le doute persistait quant à notre capacité collective à formuler un soutien unanime à un texte qui n’aurait pas été « de refondation » et dont les arrêtes ne devaient laisser entrevoir aucune tergiversation sur les thèmes de la puissance publique, de notre politique industrielle, de la fiscalité ou bien encore des politiques européennes fiscales et sociales visant non pas le protectionnisme mais tout simplement la protection juste et légitime de notre industrie et de nos salariés.

Bien plus que la gauche du parti, nous avons souhaité incarner la gauche ou tout du moins celle qui décomplexée assume sa vocation d’alternative.La première des reconquêtes se situe dans les têtes, ce texte en est une première étape, précieuse et fondatrice.


La reconquête des têtes

Prenons ici quelques thèmes qui suffisent par la manière dont ils sont abordés et les orientations politiques qu’ils soumettent aux militants, à démontrer à quel point la reconquête idéologique et le dépassement du « there is no alternative », broyeur d’espoir ont été au centre de l’enrichissement et de l’armature de ce texte.

La politique européenne telle que nous la concevons ne s’interdit plus de remettre en cause le dogme de Maastricht ou des traités de libéralisation : rappel à la souveraineté démocratique sur la politique monétaire, exclusion des investissements d’avenir du calcul des critères du pacte de stabilité, clause de sauvegarde pour nos secteurs industriels, contribution (entendre taxe) à l’entrée de l’UE pour les produits profitant d’une compétitivité faite de dumping fiscal, social et environnemental, renégociation des directives de libéralisation…

En se fixant comme objectifs la disparition du secret bancaire, la séparation entre ce qui relève de la banque de détail et de la banque d’affaires, la création d’un pôle financier public, le politique se retrouve en régulateur face à des banques qui, laissées à elles-mêmes, nous ont mené à la crise financière.

Du point de vue de la puissance publique et de la politique budgétaire, la dette que nous n’avons pas minorée, ne constitue pas pour autant, contrairement à la doxa médiatique nourrie notamment par certains de nos camarades et que l’on voudrait nous imposer, l’horizon indépassable de toute action pour une gauche de transformation au pouvoir. Le pôle financier public porteur de sa propre agence de notation ainsi que le pôle public d’investissement industriel constituent à eux seuls les preuves de ce volontarisme renouvelé qui ne fait pas des nationalisations ou de la planification les attributs honteux et poussiéreux d’une gauche archaïque faute de les revendiquer pleinement. Bien au contraire, le retour au statut de La Poste en établissement public en est l’ultime illustration.

La question de l’emploi et des salaires se trouve être au centre du texte. « Travailler mieux, travailler moins, travailler tous » se décline à l’aune de l’instauration d’une échelle des salaires de 1 à 20, de la valorisation franche du SMIC, de la conférence salariale annuelle, du retour du repos dominical ou bien encore de la réhabilitation des 35 heures et de la réduction du temps de travail. La mise sous tutelle des entreprises qui licencient alors même que leur situation économique ne le justifie aucunement contribue également à renforcer le travail face à la spéculation. Et c’est aussi le travail qui est réhabilité lorsque la fiscalité du nouveau modèle que nous souhaitons fusionne l’IR et la CSG et élargit son assiette à la valeur ajoutée afin qu’inégalités de revenus et de patrimoines soient elles aussi combattues et mises à contribution pour le financement de nos bien publics.

Nombre de ces engagements, dont la liste n’est pas exhaustive, trouvent pour la première fois leur place dans un texte de la direction du PS. Cela constitue non pas un point d’arrivée mais bel et bien un point de départ. À la fois parce que les camarades d’UMA au regard de l’orientation générale seront en première ligne afin de défendre cette réorientation majeure dans les fédérations (et nul ne peut douter que dans de nombreux endroits s’exprimeront des résistances idéologiques, les mêmes d’ailleurs qui d’accoutumée s’étalent largement dans la presse mais rarement devant les militants), mais aussi parce que dorénavant c’est sur cette base que doit se penser l’univers des possibles d’un véritable programme de gouvernement avec toute la gauche.

C’est aussi là que se situe l’intérêt de ce texte, il est en quelque sorte notre « brevet d’union de la gauche » tant sur les questions économiques, sociales et environnementales, il nous permet de parler et de construire demain avec toute la gauche sans exclusive. L’unité de la gauche a été pour nous une priorité stratégique, tranchant dans notre sens la question des alliances.

L’espoir qu’il suscite ne sera porté que si nous-mêmes y croyons. Déjà, ceux qui craignent le retour d’une gauche forte au service des siens ne s’y sont pas trompés. Leur procès en crédibilité, en archaïsme et en étatisme à notre égard ne s’est pas fait attendre.

C’est bon signe, nous sommes sur la bonne voie.

Consulter le texte de la convention nationale nouveau modèle de développement

Il n’y a pas les réalistes et les idéalistes

Posté par CNSP 7 - avril - 2010

Interview de Razzy Hammadi dans Libération

Article de Mathieu Escoiffier

Proche de Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste, Razzy Hammadi a représenté l’aile gauche du PS à la commission préparatoire de la Convention sur le nouveau modèle de société au PS qui aura lieu le 29 mai, sous la houlette de Pierre Moscovici, député du Doubs. Hier, ce dernier accusait à demi-mot dans les Echos la gauche du PS «d’ignorer les contraintes» et notamment le poids de la dette nationale.
La convention va-t-elle tourner à l’affrontement entre «gauchistes» et «réalistes» ?

Il n’y aurait rien de pire pour cette convention, qui est attendue par l’ensemble des militants mais aussi par le pays, que de produire des clivages artificiels et des postures. Nous avons dépassé le oui et le non au traité européen, la majorité actuelle du PS le prouve. Il n’y a pas d’un côté les gauchistes idéalistes et de l’autre les réformistes réalistes. Il y a des militants qui veulent apporter des réponses pour un autre modèle.
Selon vos détracteurs, vous ignorez la dette et voulez nationaliser la gestion de l’eau ?

Le passage en régie de la gestion de l’eau est appliqué par des maires PS, quelle que soit leur sensibilité dans le parti. De même, personne ne dit qu’il ne faut pas tenir compte de la dette ! Mais elle doit surtout provoquer un débat sur les ressources, plutôt que justifier une incapacité d’action bien en deçà de nos exigences collectives, pour aboutir à un projet d’avenir. La crise a amené l’ensemble des socialistes à évoluer. Personne ne considère que le pacte de stabilité européen doit rester intact ou que nous pouvons porter un nouveau modèle avec le même système financier.
Redoutez-vous un recentrage du projet socialiste ?

Le débat que nous avons n’est pas de degré mais de nature : il n’y a pas les «monsieur Plus» et les «monsieur Moins». On est sur la volonté de porter autre chose face à un système libéral à bout de souffle. L’objectif n’est donc pas d’aménager à la marge, encore moins d’être dans l’incantation stérile.

Mais d’aller, par exemple, vers une échelle de salaires qui va de 1 à 20. Et contraindre au progrès social les entreprises qui ne font que redistribuer les profits. L’Allemagne annonce qu’elle va taxer les banques et les Etats-Unis préparent un retour à la distinction entre banques de dépôt et banques d’investissement. Ceux qui ont souvent eu peur de ces questions ces dernières années ne doivent pas caricaturer le débat pour rester du bon côté du manche.

Le Parti Socialiste mobilisé pour les SIG

Posté par CNSP 7 - mars - 2010

Conférence de Presse et Communication de Jean Patrick Gille et Razzy Hammadi

Municipalités, CCAS ou partenaires associatifs des collectivités publiques, nous sommes aujourd’hui les principaux gestionnaires des services d’accueil de la petite enfance, engagés tant dans le développement de l’offre, en partenariat avec les CAF, que dans le maintien d’une qualité de l’accueil seule à même de favoriser l’épanouissement de l’enfant, l’accompagnement des parents et la réduction des déterminismes sociaux, par de véritables projets sociaux et pédagogiques. Avec la mise en œuvre de la directive service de la Commission européenne, c’est l’avenir du secteur de la petite enfance qui se joue : pourrons-nous continuer à porter cette logique de service public dans le contexte de marchandisation qu’elle induit ? Nous ne le pensons pas. Le gouvernement peut encore faire le bon choix. Nous en appelons à sa responsabilité.

La conférence de Presse

Secteur concurrentiel ou pas : chaque pays peut choisir

L’inclusion ou l’exclusion de la petite enfance dans la directive 2006/123/CE du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur résulte d’un choix national. Le Danemark ; l’Allemagne et la Belgique ont fait le choix d’exclure du champ d’application de la directive l’ensemble des activités relevant du secteur social. L’Autriche a écarté de son champ les activités requérant un financement public. Notre pays doit suivre ces exemples pour rester fidèle à son modèle social.

Le gouvernement doit entendre la position des acteurs publics de la petite enfance

En France, l’Association des Maires de France (AMF), l’Union Nationale des CCAS (UNCCAS) et l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (l’UNIOPSS) ont demandé au gouvernement l’exclusion de la petite enfance du champ de la directive. Cette position fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus parmi les acteurs de la petite enfance, indépendamment des sensibilités partisanes.

Pourtant, sans consultation ni débat public, le gouvernement a remis un pré-rapport à la commission européenne le 28 décembre dernier, qui inclut la petite enfance dans le champ de la directive services. La France doit finaliser son rapport sur la transposition de la directive pour la fin du mois de février 2010. Il est donc encore temps que la raison l’emporte.

La libéralisation sera mortifère pour le service public

L’inclusion de la petite enfance dans le champ de la directive services aura un impact considérables sur les services publics locaux de la petite enfance. Concrètement, les collectivités devront justifier non seulement de leur mode de gestion, mais aussi des modalités de leur financement, car le principe de « loyauté » de la concurrence devra s’appliquer. Certains se saisiront de l’aubaine : par la mise en concurrence, ils feront baisser les prix, sans se soucier de la qualité. Ceux qui « en font trop » pour le secteur public s’exposeront à des risques contentieux, si la puissance publique devient un obstacle à la liberté d’entreprendre, voire au « libre choix éclairé » des parents…

Au final, la situation créée permettra à toutes les collectivités, et d’abord à l’Etat, de justifier un désengagement et ce sera la fin des services publics locaux, à l’exemple des conséquences dramatiques de la libéralisation des services à la personne, qui a non seulement mis sur la paille les acteurs publics et associatifs, mais aussi transféré une partie des coûts sur les usagers, entraînant une nouvelle sélection par l’argent. Voilà le destin qui attend la petite enfance si rien n’est fait.

Nous demandons au Président de la République et au Gouvernement d’exclure la petite enfance du champ d’application de la directive services.

Pour ces raisons, la logique de concurrence et la marchandisation induites par l’application de la directive service doivent être refusées. Le choix de préserver ou de laisser dépérir le service public de la petite enfance géré par les collectivités locales et financé par la CNAF est plus qu’un choix politique gouvernemental, c’est un choix de société.

Signez l’appel contre la marchandisation de la petite enfance

Communiqué de Presse de Razzy Hammadi Secrétaire National aux Services Publics du PS

Le Député François Cornut-Gentille (UMP) a remis hier à Eric Woerth son rapport, sur les indicateurs de qualité du service public, qui suscite l’inquiétude des usagers du service public et des agents.

Le Parti socialiste est favorable à l’évaluation de la qualité de nos services publics, mais elle ne peut se faire que dans le cadre d’une définition collective d’objectifs partagés entre les représentants de l’état, les usagers et les représentants des agents.

Le Parti socialiste rappelle que la « Révision générale des politiques publiques » (RGPP), qui devait pourtant, selon les promesses présidentielles, améliorer la qualité de nos services publics a surtout conduit à une dégradation des conditions de travail et de la qualité du service rendu, sans que les économies budgétaires soient perceptibles.

Les critères proposés – indicateurs chiffrés réducteurs, approche comptable – relèvent d’une culture de la fausse performance dont on sait qu’elle produit des effets pervers et n’aboutit le plus souvent qu’à désorganiser les services et à réduire l’efficacité et le service rendu. L’exemple de la « politique du chiffre » dans la police est là pour en témoigner.

Le désengagement structurel de l’Etat demeure la première cause de la crise que traversent certains de nos services publics et le fait de modifier, ou de manipuler le thermomètre, n’y changera rien.

Le Parti socialiste demande qu’il soit mis fin à la politique de destruction des services publics et exige l’arrêt des suppressions de postes dans la fonction publique.

Communiqué de Presse de Razzy Hammadi Secrétaire National du Parti Socialiste :

e n’ai jamais fait « des postes » ou « des candidatures » un préalable à mon engagement, une finalité en soi. J’ai refusé de nombreuses sollicitations par le passé à la fois parce que celles-ci ne s’inscrivaient ni dans mon parcours de vie, ni dans ma conception du militantisme.

Ce que je souhaitais avant tout, après plus de quatre années passées à la direction nationale du PS, en tant que président du MJS puis en tant que secrétaire national et qui nous auront mené du combat victorieux contre le CPE à l’extraordinaire mobilisation citoyenne contre la privatisation de La Poste, était tout simplement de m’inscrire dans un véritable militantisme local, auprès des miens.

En définitive, participer avec humilité à une dynamique collective au plus près des attentes de nos concitoyens était une dimension de mon militantisme que je souhaitais recouvrir et pour laquelle je voulais m’engager pleinement. M’investir sur un territoire en phase avec mon parcours professionnel qui ne doit rien à la politique et en cohérence avec mes attaches personnelles était pour moi à la fois logique et légitime.

Pour de multiples raisons inhérentes à notre fonctionnement interne, cette volonté et cette ambition n’ont pu se réaliser dans les faits.

C’est donc en cohérence avec mes engagements et mes principes que je ne peux dignement accepter d’être candidat aux régionales dans le Calvados à la place d’un autre camarade qui milite localement depuis des années. C’est là un parachutage illégitime que je ne peux assumer tant il est déconnecté de mes attaches territoriales et de mon parcours.

Je salue le formidable travail réalisé par les camarades au plan local, qui aujourd’hui réunis autour de Laurent Beauvais, tête de liste pour les socialistes en région Basse Normandie s’engagent à travers un excellent bilan à préserver dans l’intérêt de nos concitoyens, cette région à gauche.

Prenant le temps de la réflexion, je m’exprimerai prochainement dans l’intérêt des socialistes et de la gauche, auxquels je suis viscéralement attaché, quant à la nature de l’engagement qui doit être le mien à leur côté.

Toute la gauche pour un référendum sur La Poste

Posté par CNSP 15 - octobre - 2009

Une vidéo du groupe socialiste et radical de gauche à l’assemblée nationale

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