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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Communiqué de Presse de Razzy Hammadi, Secrétaire national aux services publics et de Patrick Bloche Secrétaire national aux médias

Alors qu’il prend la direction de France Télévisions, Rémy Pflimlin va trouver un groupe en danger. Le dossier de l’audiovisuel public témoigne à nouveau de l’impréparation qui caractérise ce gouvernement. On a appris vendredi dernier que le financement de France Télévision n’est plus assuré pour l’avenir. Les seules taxes prévues pour pallier la perte de recettes liées à la suppression de la publicité après 20 heures s’avèrent insuffisantes. La situation apparaît à ce point critique qu’elle a dû faire l’objet de l’attention de l’équipe gouvernementale réunie au Fort de Brégançon.

La suppression de la publicité en soirée devait être compensées par deux taxes, l’une sur le chiffre d’affaires des recettes publicitaires des chaînes privées et l’autre sur celui des opérateurs télécoms. Mais L’Elysée, nettement plus sensible aux arguments des concurrents du service public qu’à ceux des entreprises qu’il est censé défendre, les a réduit à leur plus simple expression. Ces taxes, loin de rapporter les 450 millions d’euros initialement annoncés, ne permettront pas de répondre aux besoins des chaînes publiques.

Or, rien n’est fait pour corriger le tir. Au contraire, les députés UMP semblent prêts à enfoncer plus encore le clou, en s’opposant à une quelconque hausse des prélèvements à destination de l’audiovisuel public – alors que la suppression définitive de la publicité sur le service public est programmée pour la fin de l’année 2011.

Le Parti Socialiste réclame que soient accordés au service public de l’audiovisuel les moyens d’un fonctionnement pérenne et indépendant.

Questionnaire sur la Privatisation de la Poste

Posté par CNSP 15 - mars - 2010

Questionnaire élaboré par le collectif national contre la privatisation de la poste à destination des élus et des partis politiques :

QUESTIONNAIRE destiné aux partis politiques à l’occasion d’élections, Congrès, Universités d’Eté ou autres événements de la vie politique nationale,
au sujet du service public postal

1 – A propos des services publics en général

Votre parti politique reconnaît-il la nécessité de l’existence de services publics authentiques, avec ses trois caractéristiques principales :
- le capital détenu à 100% par des fonds publics
- la couverture de l’ensemble du territoire concerné (national, régional, local, selon le service)
- une réelle égalité de l’ensemble des citoyens vis à vis des services accessibles et des tarifs ?

O OUI O NON

2 – A propos du service public postal

Pour votre organisation politique, le service postal doit-il relever du service public ?

O OUI O NON

Doit-il, comme tous les services publics de réseau, relever d’un monopole, permettant de tirer le maximum de bénéfice de la péréquation financière ?

O OUI O NON

Votre organisation politique est-elle prête à faire notifier dans la Constitution française que le service public postal est la propriété exclusive de la collectivité nationale, et donc de l’Etat ?

O OUI O NON

3 – A propos des APC (Agence Postale Communale) et RPC (Relais Poste Commerçant)

Pour votre parti politique, la mise en place d’APC ou RPC en remplacement de bureaux de poste de plein exercice constitue

O une innovation positive
O un recul regrettable
O un palliatif acceptable dans le contexte politique actuel
O autre positionnement : ________________________________________________________

4 – A propos de la Loi Postale votée en 2009-2010

Votre parti politique est-il prêt à inclure dans son programme l’exigence d’un capital de l’entreprise La Poste constitué à 100% par des fonds publics ?

O OUI O NON

SI OUI, par application de quelles modalités :

O retour au statut d’établissement public
O verrouillage législatif empêchant l’entrée de tout fond privé dans le capital
O autre modalité : ______________________________________________________________

5 – Evolutions du service postal

Votre parti politique est-il prêt à adopter les propositions suivantes (cocher si réponse OUI) :

O l’instauration d’un point Internet dans chaque bureau de poste, avec personnel qualifié
O la réintégration de l’activité Colis au sein de l’activité Courrier
• le rétablissement de complémentarité entre les activités Courrier, Colis, Chronopost, Enseigne et Banque par intégration dans une même entité

O en totalité (regroupement des 5 activités)
O partiellement : entourer les activités à regrouper
Courrier – Colis – Chronopost – Enseigne – Banque
O la création d’un cadre législatif facilitant l’accueil de nouvelles prestations de service public ou d’intérêt général, permettant de conforter et de développer le réseau de bureaux de Poste
O l’obligation de soumettre à référendum local toute modification substantielle relative au fonctionnement d’un bureau de poste (changement d’horaire, transformation en ACP ou RPC, etc …)
O les autres évolutions suivantes : ________________________________________________

6 – Gestion de l’entreprise postale

Comment votre organisation politique perçoit-elle la gestion de l’entreprise postale ?

O elle doit rester confiée à un conseil d’administration comparable à celui d’aujourd’hui
O elle doit être démocratisée en associant O les salariés
O les usagers
O les élus locaux
O les associations de défense de l’environnement
O autres : __________________________________

au sein de structures O nationale
O départementale
O locale (terrain)

O autres propositions : ___________________________________________________________

7 – Services bancaires

a) Selon vous, parmi les services assurés par la Banque Postale, quels sont ceux devant relever du service public (et en conséquence faire l’objet d’un cadre règlementaire particulier) ?

parmi les services actuels :
O accès au compte, moyens de paiement et opérations de base pour tous (sans sélection des clientèles)
O accès à ces services bancaires de base en tout point du territoire
O produits d’épargne populaire sécurisés
O collecte de fonds pour le financement du logement social (politiques publiques)
O gratuité des chèques

autres services :
O microcrédit
O établissement bancaire de référence en matière de sécurisation de l’épargne et de pratiques éthiques
O crédits à caractères sociaux.
O autres : _______________________________________________________________________

b) Quelles sont vos propositions pour assurer la pérennité et le financement des missions bancaires de service public ?

_______________________________________________________________________________

_____________________________________________________________________________ __

c) Quel statut proposez-vous pour la Banque Postale ?
O Société Anonyme détenue à 51% par la Poste (statut actuel)
O Société Anonyme à capitaux privés
O Société 100% Etat distincte de La Poste
O Réintégration dans La Poste « maison mère »
O Autre _____________________________________________________________

d) Votre parti est-il favorable à la constitution d’un pôle public de financement, que La Banque Postale aurait vocation à intégrer, qui permette des partenariats entre opérateurs du secteur public bancaire et financier au service d’une politique de développement économique et social ?

O OUI O NON

8 – Statut du personnel

Aujourd’hui, le personnel de La Poste relève à 54% du statut de la fonction publique, et à 46% du droit privé. Quelle est la position de votre organisation politique en matière de statut du personnel ?

O poursuite de l’évolution actuelle (plus aucune embauche de fonctionnaire)
O accélération de l’évolution actuelle, par l’instauration de dispositions autorisant le licenciement de salariés de la Fonction Publique
O inverser la tendance actuelle en recourant systématiquement à des embauches de fonctionnaires
O proposer le statut de fonctionnaire à tout salarié actuel de La Poste relevant du droit privé
O autre modalité : ______________________________________________________________

9 – A propos de la directive européenne de libéralisation du service postal

Comment votre organisation politique se situe-t-elle par rapport aux 3 directives européennes imposant la libéralisation des services postaux ?

O c’est une bonne chose
O c’est une contrainte incontournable qu’il faut accepter et qui nous oblige à s’adapter

O il faut agir politiquement pour obtenir leur abrogation
O nous devons prendre des dispositions législatives nationales allant à son encontre (quitte à faire valoir une « exception française » ?)
O autre positionnement : ________________________________________________________

Télécharger le questionnaire en PDF
Télécharger les réponses de François Brottes

Razzy Hammadi sur Radio France Internationale

Posté par CNSP 25 - février - 2010

Razzy Hammadi Secrétaire National du Parti Socialiste à l’émission sol majeur sur Radio France Internationale le 22 février 2010. Pour écouter l’émission cliquez
ici

Article de l’ AFP

L’Etat, malgré la crise, demeure le premier licencieur d’Europe » avec « 100.000 emplois supprimés depuis 2002, 50.000 dans l’Education nationale ». « Aucune entreprise, aucun Etat, aucune structure n’a supprimé autant d’emplois ». « La réalité de tous les jours dans les services publics, c’est qu’on fait, avec de moins en moins pour un résultat de pire en pire ».

Interview de Razzy Hammadi pour Public Sénat :

Journée de mobilisation aujourd’hui dans la fonction publique. Les syndicats appellent les 5 millions de fonctionnaires à défendre le pouvoir d’achat et l’emploi face aux 100 000 suppressions de postes décidées par le gouvernement. Razzy Hammadi, secrétaire national du PS chargé des services publics, accuse le gouvernement de vouloir « tirer vers le bas le modèle social français » et dénonce des mesures qui mènent à « privatiser les services publics ». Entretien.

Que répondez-vous à Eric Woerth qui explique qu’« on ne peut pas faire autrement. Le service public doit être à la fois moins couteux et plus performant » ?

« Nous ne sommes pas fermés sur la question de l’amélioration de la performance économique des services publics. C’est le bon sens. Le problème, c’est que sous prétexte de performance économique, le gouvernement français est devenu le premier licencieur d’Europe avec 100 000 suppressions de postes. Il en annonce 34 000 de plus cette année.

Jamais les services publics n’ont été aussi mal traités, alors qu’on en a énormément besoin. La RGPP (révision générale des services publics, qui entraîne une diminution des effectifs, ndlr) est aveugle et antidémocratique. La Cours des comptes l’a dénoncée aussi. La RGPP, c’est une gestion des politiques publiques importée des pays anglo-saxons où cela a fait des ravages.

Sous prétexte de l’amélioration de la gestion, on taille de manière aveugle dans les effecitfs. La RGPP est un cheval de Troie technocratique cassant l’emploi public, coupant de manière aveugle dans le budget et remettant en cause des missions essentielles au vivre ensemble, comme c’est le cas pour la DDE ou la santé. »

Mais des économies ne sont-elles pas envisageables sans diminuer la qualité des services publics ?

« Ce sont des cabinets privés qui évaluent les services publics. Ils ont quelques fois un intérêt à leur démolition. Qu’on pose la question de manière démocratique. Où faut-il créer de nouveaux services publics ? Où faut-il en conserver ? La seule orientation du gouvernement est de privatiser les services publics. Sous le sceau du bon sens et de la bonne gestion, c’est une politique aveugle et néolibérale. »

Sur la question de la retraite des fonctionnaires, faut-il une équité avec les salariés du privé ?

« Il y a eu un consensus historique autour de l’idée que l’emploi public offrait certains avantages, notamment sur la sécurité de l’emploi, en contrepartie d’une modération salariale par rapport au privé. Pour le privé on est revenu aux conditions de calcul de la retraite. C’était une régression. Maintenant on dit qu’il faut faire converger vers cette régression les régimes des fonctionnaires. Le système des retraites nécessite une réforme. Sauf que la seule idée de la droite est de tirer vers le bas le modèle social français. »

En parlant d’un âge de la retraite à 61 ou 62 ans, considérez-vous que Martine Aubry a repris à son compte les idées de la droite ?

« Non, je ne pense pas. Je pense qu’elle parlait de l’âge effectif de départ et non de l’âge légal. Il est vrai qu’après les régressions de la droite, l’âge effectif n’est plus l’âge légal. C’est la durée de cotisation qui doit être au centre du débat. »

Propos recueillis par François Vignal

Razzy Hammadi sur RFI

Posté par CNSP 12 - janvier - 2010

Razzy Hammadi sur RFI ce matin :

La gauche ce n’est pas l’anti droite

Posté par CNSP 22 - juin - 2009

Interview de Razzy Hammadi au Journal du Dimanche le 16 juin 2009

« Nous ne sommes ni crédible pour l’alternative ni pour l’opposition« . Après le revers européen, le constat de Razzy Hammadi est amer. Proche de Benoît Hamon, le jeune membre du bureau national appelle le PS « à se dépasser« . Pour y parvenir, il propose d’organiser des Etats généraux des territoires avec « les autres forces de gauche« . Pour montrer que le PS agit et préparer les régionales 2010.

Razzy Hammadi pose un diagnostic sévère sur son parti. Mais il a des idées pour l’aider à rebondir.

La première des leçons, c’est qu’on n’a pas mobilisé les nôtres. La deuxième, c’est qu’on n’a pas réussi à développer un nouveau discours sur l’Europe. La troisième, fondamentale: nous n’apparaissons pas comme une force d’alternative ni comme une force de sanction contre le gouvernement. Nous ne sommes pas crédibles pour l’alternative ni pour l’opposition.

Comment en êtes-vous arrivé là?
Il y a une conjoncture liée au pouvoir sarkozyste, dont on n’a saisi ni la manière de gouverner, ni ce qui est la stratégie de communication redoutable en direction du grand public. On ne peut pas être simplement dans la réaction. On doit être dans la réactivité. Je pense aussi que le PS vit une crise morale, liée à la sociologie du parti: là où la droite à offert de nouveaux visage, nous on est enfermé dans nos mêmes schémas.

La faute à quoi? Au courant, comme le disent nombre de vos camarades?
Au PS, on est toujours dans des débats où on jauge l’autre à l’aune de son positionnement sur ‘il est plus ou moins à gauche que moi dans le parti’. Or les questions ne se posent pas ainsi, mais en termes de pragmatisme, de social et d’écologie. Un exemple: nous avons des présidents de Conseils régionaux, des maires de villes, qui ont mis sur la table un budget supplémentaire pour la relance liée à la crise. Au total, on atteint sans aucun doute le niveau des sommes mises par le gouvernement. On ne le dit pas assez. Si la droite avait le même nombre de régions (20) et de villes que nous, tout le monde le saurait et tout le monde saurait ce qu’elle fait. On n’arrive pas à incarner physiquement et socialement ce qui est partagé par le plus grand nombre: le quotidien. Nicolas Sarkozy va au Fouquet’s mais il donne le sentiment de parler comme l’homme de la rue, et se fait comprendre.

« Arrêter de parler du Modem mais parler à sa base« 

Quelle solutions prônez-vous pour sortir le PS de l’impasse actuelle?
Plus qu’une refondation, j’appelle à un dépassement. Je souhaite par-dessus tout discuter avec nos camarades du Front de gauche, des Verts, pour construire une alternative pour les régionales et les cantonales. J’appelle à des Etats généraux des territoires dès la rentrée, en interaction avec toutes les autres forces de gauche. C’est la première étape: construisons des projets pour les territoires, qui montrent concrètement qu’on est capable d’agir à gauche, indépendamment de ce que fait la droite. Oui, nous pouvons, par exemple, au niveau de nos 20 régions construire un plan climat coordonné. Ainsi, on arrivera à monter qu’on n’est pas simplement dans l’anti droite car la gauche ce n’est pas ça.

Vous parlez de partenaires de gauche. Avec le résultat des européennes, la question du Modem est enfin évacuée…
Cette question est un faux problème. Et on se caricature nous-même en la posant. Je connais des responsables départementaux du Modem qui rejoindront une plateforme alternative à la politique de Sarkozy car c’est ce qu’ils souhaitent, indépendamment de ce que voudra Bayrou. Le Modem explose là-dessus. Il faut arrêter de parler du Modem, il faut parler à sa base.

« Valls n’existe que parce qu’il a des mots durs pour son propre parti« 

D’autres, comme Gaëtan Gorce et Aurélie Filippetti souhaitent aussi des Etats généraux…
Je n’ai rien contre leur initiative mais si c’est pour qu’on s’enferme trois jours pour parler de nous-mêmes … Les gens ne veulent pas qu’on parle de notre nombril mais qu’on parle du leur. Non, il faut de Etats généraux des territoires, pour faire participer les citoyens sur ce que doit être le prochain programme des socialistes aux régionales, qu’on y implique l’ensemble des cadres associatifs et syndicaux, puis qu’on discute avec l’ensemble des partenaires de gauche, même s’ils ne sont pas avec nous au premier tour. Au moins on aura une logique lisible par tous, pour dire que si on se retrouve au second tour c’est sur la base d’une discussion entamée bien avant. J’évoquerai ce sujet lors du bureau national de ce soir.

C’est donc cela, « ouvrir portes et fenêtres », la nouvelle expression à la mode au PS?
Les premières portes et fenêtres à ouvrir, ce sont celles de nos têtes. La première refondation c’est celle qui doit avoir lieu dans nos têtes. On ne répond pas à la crise morale par des dispositifs politiques. On répond à cette crise en étant exemplaire. Il faut qu’on soit exemplaire sur notre manière de faire de la politique, sur la manière d’être unitaire, sur la manière d’entamer le débat. Nous sommes affaiblis. Nous ne devons donc laisser aucun des nôtres de côté.

Même Manuel Valls? Lui aussi, finalement, souhaite un dépassement du PS. D’une autre manière.
Le problème de Manuel c’est qu’il appelle sans cesse le PS à proposer, sauf que je n’ai jamais entendu une idée de sa part. Il ne vit que parce qu’il a des mots durs pour son propre parti. Moi j’ai envie qu’on existe parce qu’on contribue positivement à la force de gauche qu’est censée incarner le PS et son dépassement de demain avec l’ensemble des forces de gauche

Et quand Bertrand Delanoë évoque ses craintes de voir le PS sombrer dans les travers de la SFIO, ça vous parle?
Bon, là on est dans des analyses de surface. Moi je suis plutôt dans le concret. Quand on a quelque chose à dire, si ce n’est pas plus fort que le silence, il vaut mieux se taire, comme dit le poète.

Est-ce, à votre sens, l’une de des plus graves crises du PS?
Oui, c’est l’une des plus graves crises car on a du mal à poser le diagnostic. Ou plutôt parce que il n’y a pas deux personnes qui diront la même chose sur le diagnostic.

Le discours de Martine Aubry, devant le Conseil national, va dans le bon sens?
Je suis un peu resté sur ma faim, j’en attendais plus. Je ne pense pas que proposer des comités supplémentaires soit la réponse qu’attendent nos concitoyens. Il faut qu’on parvienne à faire fi de l’analyse de l’air du temps, et ne pas avoir de réponses temporaires qui souvent riment avec éphémère. On a des axes structurants qui doivent émailler les mois qui viennent. 1/ Les Etat généraux des territoires. 2/ Un Plan de renouvellement de nos cadres. 3/ La délimitation d’un champ de propositions qui font sens. 4/ Politiser davantage l’espace européen sur l’axe gauche-droite, amener un clivage. 5/Refonder notre communication, afin de ne plus suivre simplement le son et le bruit des médias ou l’extrême communication de Nicolas Sarkozy. On doit définir nous-mêmes des thèmes et enjeux sur lesquels ont dit: voilà nous nous exprimons, nous agissons.

Tribune de Razzy Hammadi dans libération du lundi 4 mai 2009.

Le scandale de la Société générale (Socgen) qui prolonge son écho dans la démission de son PDG, Daniel Bouton, n’est pas seulement moral, bancaire ou financier. Ce qui permet à ce genre de scandale de se reproduire à intervalle régulier, sans que la nation puisse agir pour s’en prémunir, se trouve au sommet de notre Etat. Dans les faits, la volonté du laisser-faire ne se dissimule même plus derrière le piètre jeu d’estrade auquel se livrent depuis plusieurs mois les protagonistes de la scène. Tout y est.

Un président de la République qui conspue «la finance folle» mais qui, dans le même temps, se félicite dès qu’il le peut d’avoir distribué des liquidités d’Etat sans aucune contrepartie afin que les mêmes continuent à agir comme hier «dans le meilleur des mondes possibles». Un ministre du Budget qui félicite M. Bouton au moment de sa démission pour sa clairvoyance et sa lucidité. Et la préposée aux bonnes nouvelles, sorte de Pangloss des temps modernes : notre ministre de l’Economie. Celle-ci, après avoir pris connaissance des informations de Libération, plutôt que de mobiliser les outils de vérification permettant d’assurer une information sûre et fiable, réagissait en parlant d’«alarmisme malvenu» en guise de toute réaction officielle, feignant d’ignorer les milliards d’euros de pertes évoqués. Le lendemain même de sa déclaration, Bouton démissionnait.

Les milliards envolés confrontés à l’absence de régulation et au laxisme de l’Etat doivent interpeller le citoyen. Ce paradoxe trahit une complaisance bienveillante qui en fait une complicité. In fine, le scandale réside moins dans les sommes dilapidées que dans l’absence de réaction des pouvoirs publics. La Socgen est de ce point de vue un cas d’école pour qui veut comprendre. Pourtant nul ne saurait ignorer qu’à ce jour plusieurs banques françaises continuent toujours de n’afficher que des bilans plus ou moins maquillés afin de camoufler autant que possible les «véhicules financiers pourris» et autres «actifs toxiques». Des sommes faramineuses, par le biais de transferts d’avoirs appartenant à des filiales off-shore de banques françaises, continuent d’affluer en direction des paradis fiscaux, sans que le gouvernement ne dise mot. Et c’est dans ce même élan généralisé de déresponsabilisation et d’impunité que s’opère une stratégie de reconstitution des marges bancaires, fondée sur la garantie offerte par les prêts d’Etat et l’assèchement, criminel pour la sphère réelle, du crédit en direction des particuliers et des PME. Malgré cet état des lieux, à aucun moment le gouvernement, y compris lorsqu’il a prêté le denier public, n’a demandé des contreparties, ou ne serait-ce que l’état précis de l’importance prise par ces «actifs à haut risque» dans le bilan des banques.

Les fondements d’une alternative existent et sont au centre de notre réflexion, en trois axes : l’émergence d’un pôle financier public, régulateur et investisseur de long terme auquel le secteur «services publics» du PS travaille ardemment ; la réforme des règles prudentielles évidemment ; mais aussi et surtout la définanciarisation du secteur bancaire, afin que les banquiers redeviennent des banquiers et cessent d’être ce que la révolution néolibérale et la déréglementation des marchés financiers leur ont commandé d’être, il y a près de vingt-cinq ans. Des joueurs de casino dopés à la mathématique financière, agissant sous l’œil bienveillant et complice de nos dirigeants.

Des réponses face à la crise

Posté par CNSP 24 - avril - 2009

Razzy Hammadi animera un débat le 29 avril à Montélimard voici un article de presse de la presse locale à ce sujet

Razzy Hammadi au 12-15 de BFM

Posté par CNSP 24 - avril - 2009

Pour écouter Razzy Hammadi au 12 15 de BFM cliquez ici

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Bienvenue sur le blog de Razzy Hammadi et de la commission nationale service public du Parti socialiste.

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