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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Communiqué de presse de Pouria Amirshahi, secrétaire national à la coopération, la francophonie, à l’aide au développement et aux droit de l’homme et Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics.

Une récente émission de France 2 (« Les Infilltrés ») a mis en évidence des dérives graves au sein d’une école privée hors contrat de Bordeaux : des propos racistes et antisémites dans la bouche d’enfants très jeunes et des prises de position révisionnistes de la part d’enseignants.

La liberté d’enseignement n’autorise évidemment pas de telles dérives. Elle n’autorise pas que soient enseignés à des enfants des thèses tombant sous le coup de la loi.

Le Parti socialiste ne peut que s’interroger sur la responsabilité des pouvoirs publics, au plan national comme au niveau local. L’école incriminée s’est développée dans la mouvance d’un groupe intégriste à qui le Maire de Bordeaux, Alain Juppé, a cru bon d’attribuer une église en 2002. Trois décisions de justice successives, la dernière du Conseil d’Etat, ont déclaré illégale cette dévolution. Ni le Ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, ni le Préfet de la Gironde, actuel directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, n’ont demandé l’exécution de ces décisions.

Le Parti socialiste demande, outre un renforcement des possibilités de contrôle sur les écoles privées hors contrat, que toute la vérité soit faite sur le développement à Bordeaux de groupuscules racistes et antisémites et sur la responsabilité des pouvoirs publics qui ont favorisé leur implantation et n’en ont pas contrôlé les agissements.

L’école maternelle en danger

Posté par CNSP 23 - avril - 2009

Le ministère de veut faire des économies, mais aussi modifier radicalement l’organisation de l’école. C’est une politique de régression en lien avec la RGPP (révision générale des politiques publiques) qui se met en place. Derrière tout cela, il y a en fait la volonté d’affaiblir le service public d’éducation pour favoriser les structures privées ! Petite explication…

COMMENT FAIRE DES ECONOMIES ?

⇒ En supprimant des postes !
13500 postes supprimés en 2009, et des suppressions du même ordre prévues en 2010, 2011, 2012.
Conséquences :
* Enfants de 2 ans non scolarisés dans l’enseignement public et liste d’attente pour les 3 ans !
(crèches surchargées, puisque les 3 ans y restent faute de place à l’école).
14 000 enfants attendent une place à l’école alors que dans le même temps, le gouvernement annonce la création de 8000 places dans les jardins d’éveils payants qui vont remplacer les petites sections de maternelle (économie sur les postes d’enseignants de maternelle !)
* De plus en plus de classes surchargées (jusqu’à 30 élèves dans le primaire). Suivi individuel des enfants rendu impossible.
* Dans le secondaire, des classes à 35 élèves et parfois davantage, disparitions de formations et d’options, et fin de nombreux dispositifs pédagogiques. Diminution importante du nombre d’adultes pour l’encadrement en dehors des cours (nombreux surveillants non remplacés) ce qui n’est pas sans conséquence sur la montée de la violence (impossibilité de surveiller tout ce qui se passe dans les couloirs, les toilettes et la cour).
* Mise en place précipitée du bac pro en 3 ans au lieu de 4 ans dans les lycées d’enseignements professionnels (LEP). (Craintes sur l’avenir du B.E.P)
*Réforme des IUFM (instituts de formation des maîtres), Mastérisation qui permet la suppression de l’année de stage et l’économie de 10000 à 12 000 postes.

COMMENT FAIRE DES ECONOMIES ET MODIFIER L’ORGANISATION DE L’ECOLE AFIN D’ORGANISER UNE CONCURRENCE AVEC LE PRIVE ?

⇒ En redéfinissant les missions des enseignants. (cf Commission Pochard)

Le soi-disant recentrage des programmes nationaux amène à une perte des apprentissages fondamentaux : quasiment plus d’histoire, de géographie, de sciences naturelles et physique …
La part belle est faite à l’E. P. S, aux Arts plastiques…pris en charge par des intervenants.
Pourquoi faut-il redéfinir et alléger les horaires et les programmes nationaux ?
De façon à ce que les enseignants puissent au cours de la journée d’école passer le relais à d’autres adultes et pouvoir le cas échéant quitter un établissement pour un autre, car selon N. Sarkozy, dans sa Lettre aux éducateurs :

« Nous sommes tous des éducateurs, et dans l’Education nationale comme dans la fonction publique le carcan des statuts doit sauter. » Le rôle des enseignants ne serait plus uniquement d’enseigner. Ils deviendraient des coordonnateurs locaux d’intervenants. Ils auraient ainsi une plus grande mobilité. C’est la fin de « un maître, une classe ».
À qui seraient confiés les élèves lorsque les enseignants se déplaceraient sur plusieurs écoles ? À l’étape actuelle, à des intervenants qualifiés ou pas !
L’allègement des nouveaux programmes prépare le transfert aux collectivités locales des enseignements qui ne pourront plus être assurés par l’école faute de temps…
Le personnel de l’éducation nationale verrait son statut de fonctionnaire d’Etat changer ( qu’aurait-il à y gagner ?)

⇒En annualisant le temps de travail des enseignants.

Modifier les obligations de service des enseignants par l’annualisation, c’est amener à la suppression d’heures d’enseignement pour les élèves. La classe le samedi matin a été supprimée. On nous fait croire que les heures du samedi matin sont récupérées en aide personnalisée, mais en fait, ces heures d’aide personnalisée (soutien) viennent en remplacement des personnels R.A.S.E.D (réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficultés).
On transfère sur chaque maître la responsabilité de mettre en œuvre les aides pour les enfants en difficulté et d’en assurer la coordination. On supprime des relais essentiels (psychologue, maître G, maître E). La mise en place des stages de remise à niveau pendant les vacances est aussi de la poudre aux yeux ! L’aide aux élèves en difficulté existe depuis 20 ans. Elle a donné des résultats et fait ses preuves. Elle est assurée par des enseignants spécialisés, mais les élèves de CE2, CM1 et CM2 en sont exclus (pas assez de personnels). Ce sont les personnels du R.A.S.E.D qu’il faut renforcer !
Au lieu de cela, 864 heures d’enseignement sont supprimées pour tous les élèves et seulement quelques heures de soutien rendues à certains !
Tout cela se met en place sous la tutelle du conseil d’école, de l’I .E .N, et en relation avec les collectivités locales dans le cadre de l’accompagnement éducatif.
Ex : Dans le Maine et Loire tous les élèves seraient ainsi libérés dès 15h30 l’après-midi pour faire place au soutien. Qui va s’occuper des enfants dont les parents travaillent après 15h30 ? Les collectivités locales ? Les entreprises privées ? Qui paiera ?

⇒ Par la mise en place des EPEP (établissements publics d’enseignement primaire)

C’est le démantèlement de l’école publique, communale, républicaine et égalitaire qui se prépare. Les écoles seraient regroupées en réseaux (nombreuses fermetures de classes et d’écoles). Elles deviendraient un vrai établissement, avec à la tête un administrateur et non plus un directeur. Les élus seraient majoritaires au conseil d’administration.
Les EPEP vont donner la gestion financière de l’école et l’élaboration du contenu pédagogique aux élus ! N’est-ce pas la fin d’un enseignement national et égalitaire pour tous ? N’est-ce pas la mise en danger de la laïcité au sens large ? ( indépendance de l’école vis-à-vis des pouvoirs politiques locaux). Les enseignants et les intervenants (précaires ou non) seraient recrutés par les municipalités pour intervenir dans la « journée d’école ».

Cf commission pochard : « une nouvelle définition du service des enseignants du premier degré est de fait en train de se mettre en place. Elle gagnerait à s’appuyer sur un établissement à statut juridique à inventer, piloté par un personnel d’encadrement et épaulé par une organisation collégiale ».
Cf Sarkozy, Lettre aux éducateurs « Dans l’école que j’appelle de mes vœux (…) il y aura moins d’heures de cours, les moyens seront mieux employés parce que l’autonomie permettra de gérer davantage selon les besoins, les enseignants seront moins nombreux ».

Un point sur le service minimum :

Le service minimum remet en cause le droit de grève. De plus, il donne la possibilité pour la première fois, à des personnels mairie d’intervenir sur le temps de classe des enseignants. N’est-ce pas un premier pas vers les E.P.E.P où l’ on placerait devant des élèves un personnel qui ne dépendrait pas forcément de l’Education Nationale ?

FAISONS UN BILAN :
• Si nous acceptons de supprimer 2 h de cours à l’école primaire (cours du samedi matin), nous acceptons de retirer du temps d’enseignement à chaque enfant durant son cursus primaire. Nous acceptons aussi, à travers la modification du statut des enseignants, la suppression à court terme de l’aide spécifique des R.A .S .E.D.
• Si nous acceptons les jardins d’éveils, nous acceptons la fin de l’école maternelle gratuite et son rôle dans la lutte contre les inégalités.
• Si nous acceptons les EPEP, nous acceptons le démantèlement de l’école publique (garante de la laïcité et de l’égalité de traitement des élèves).
• Si nous acceptons la réforme des I.U.F.M nous acceptons de mettre devant les élèves des professeurs non formés.
• Si nous acceptons les suppressions drastiques de postes nous acceptons des conditions d’enseignement détériorées pour les élèves, surtout pour les collégiens et les lycéens. Les personnels titulaires et formés vont progressivement être remplacés par des personnels précaires, non formés corvéables à merci (moins de conseillers principaux d’éducation, et conseillers d’orientation psychologues, moins d’infirmières scolaires, d’assistantes sociales, médecins scolaires, diminution du nombre de personnels administratifs, éducatifs, de surveillance et d’accompagnement de scolarité…).

PERSONNELS DE L’ECOLE PUBLIQUE, PARENTS, NE L’ACCEPTONS PAS, ET DEFENDONS ENSEMBLE LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION LE 1 ER MAI ET PAR LA SUITE.

Sauvons le CNRS

Posté par CNSP 21 - avril - 2009

Le gouvernement dans se coups portés au service public de l’éducation veut s’attaquer au CNRS un groupe de soutiens du CNRS et des sciences sociales et contre la désinformation à ce sujet  a été créé et le secrétariat national au service public s’associe à ce combat.

Non le CNRS n’est pas un organisme archaïque et poussiéreux, les chercheurs font leur travail et le font bien et ils ne pompent pas l’argent des contribuables contrairement aux idées reçues que difusent les médias.

Un renouveau est nécessaire mais un démantèlement est inacceptable.

Parmi les dizaines de milliers d’organismes de recherche dans le monde, le CNRS se situe dans les 10 premiers et sa structure en réseau, son interdisciplinarité et son autonomie menacées aujourd’hui sont parmi ses plus grande forces!

8 ans d’études minimum, trop souvent financées par les futurs chercheurs eux-mêmes face au manque de bourses et de financements, pour un salaire loin de représenter toutes ces années de travail, celles à venir et leur investissement personnel!

On ne sacrifie pas injustement et arbitrairement la recherche française, sous prétexte qu’on n’est pas capable de trouver des solutions constructives pour remonter l’économie du pays! Des solutions existent!

Manipuler l’opinion publique afin d’accélérer le mouvement et décrédibiliser les chercheurs, c’est une belle preuve de sournoiserie, de dé-responsabilisation et de lâcheté!!

Leur travail et ce qu’ils incarnent méritent mieux que la mauvaise réputation qu’on est en train de leur tailler et de propager .Les chercheurs aident à construire l’avenir, soutiennent et étudient le présent et vous donnent un passé.

Le CNRS contribue à la création d’un service public de l’éducation d’un service public de qualité qui représente l’avenir de notre nation.

L’école en danger

Posté par CNSP 12 - avril - 2009

Le secrétariat national à l éducation a  produit un document PDF présentant un état des lieux de la politique du gouvernement qui casse perpétuellement tous les niveaux de notre système éducatif qui représente l’avenir de notre société et l’outil de l’éducation et de la socialisation de tous . En cliquant ici , vous pourrez accéder au livre dressant l’état des lieux de la poltique éducative du gouvernement.
Le secrétariat national à l’éducation c’est aussi doté d’un blog que nous vous invitons à visiter régulièrement pour y débattre des politiques éducatives et  tout comme ce blog est destiné à recueillir vos mobilisations , vos avis et à être un espace de débat.

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