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Razzy Hammadi: Secrétaire National du PS chargé des services publics

Communiqué de Presse de Alain Vidalies, secrétaire national au travail et à l’emploi et Razzy Hammadi, secrétaire national chargé des services publics

La majorité UMP de l’Assemblée nationale a adopté jeudi 11 février 2010 dans la nuit un amendement proposant d’assermenter les contrôleurs de Pôle emploi pour leur permettre de dresser des procès verbaux et d’effectuer des dénonciations auprès du procureur dans les cas de fraude.

Cet amendement, adopté sans concertation préalable, au milieu de la nuit, et sans même que la commission des affaires sociales de l‘Assemblée Nationale ait pu en débattre, change complètement de nature la mission des agents de Pôle emploi.

Le Parti Socialiste est attaché à la lutte contre la fraude, qui fragilise l’assurance-chômage et détourne des sommes importantes. Mais cette volonté n’a rien à voir avec une mesure démagogique, destinée à jeter le soupçon sur l’ensemble des demandeurs d’emploi, intégrée à un projet de loi sur la sécurité intérieure. Avec cette disposition, le gouvernement préfère les effets de manche à une vraie politique efficace de lutte contre la fraude.

Alors que Pôle emploi subit les conséquences d’une fusion mal conduite entre l’ANPE et les ASSEDIC, alors que les agents croulent sous le travail avec l’afflux des centaines de milliers de nouveaux chômeurs à cause de l’absence de réelle politique face à la crise, cette mesure ne ferait que rendre encore plus difficile les conditions d’exercice de la mission fondamentale de Pôle emploi : accompagner les chômeurs vers le retour dans l’emploi. Pour les agents de Pôle emploi, c’est une véritable provocation.

Le Parti Socialiste appelle le gouvernement à retirer cette disposition et à se concentrer sur l’amélioration du fonctionnement de Pôle emploi et de la prise en charge des chômeurs.

puis plus d’un an, le PS relaie inlassablement l’exigence de respect et de dignité des agents de Pôle Emploi . Nous n’avons eu de cesse de pointer les dysfonctionnement majeurs occasionnés par une fusion bâclée et les dérives d’une direction sourde et muette face à la détresse des personnels. Nos propositions ainsi que nos alternatives pour le Pôle Emploi sont publiques depuis plusieurs mois tant au niveau du PS que de la part des collectivités locales qui chaque jour subissent le même mépris de la part de la direction du Pôle Emploi.

M. Charpy est-il « une canaille » lorsqu’il fait débourser par l’Etat 16 millions d’euros afin de financer les études de réorganisation du Pôle Emploi (8 millions d’euro pour les deux seuls cabinets américains Accenture et Mc Kinsey) et 500 000 euros rien que pour le nouveau logo? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’au moment où la fusion se fait et que les conventions collectives ne sont même pas encore négociées au sein de la nouvelle structure, il augmente son salaire de 25% à plus de 225 000 euros par an et qu’il reste de marbre face aux recommandations du CHSCT qui pointe le risque de suicides dans l’entreprise? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’il externalise sans aucune évaluation ni étude et au profit de cabinets privés, pour plusieurs millions d’euros la « prise en charge » de plus de 350 000 chômeurs? Les français sont juges.

M. Charpy est-il une « canaille » lorsqu’en pleine crise l’on constate 1 agent disponible en moyenne pour traiter 140 chômeurs, plusieurs mois d’attente afin que les chômeurs puissent percevoir leur indemnisation, des numéros d’appels facturés 3 euros les 5 minutes, et une direction de Pôle Emploi devenue auxiliaire de la communication gouvernementale et qui explique que tout va bien? Les français sont juges.

Tous les jours ce sont des milliers de chômeurs qui ont cotisés, des milliers d’agents du service public mal traités et humiliés qui pensent et disent exactement la même chose que M. HAMON.

Quant à la fausse indignation de M. Lefebvre et M. Wauquiez, nous souhaiterions entendre les mêmes cries d’orfraie lorsque chaque jour l’UMP stigmatise le nombre de fonctionnaires inutiles et dont il faut réduire le nombre, ou les instituteurs juste bon à « changer les couches ».

Si le mot « canaille » permet enfin d’ouvrir le débat sur le Pôle Emploi et la réalité des chiffres du chômage, alors merci au porte-parole du PS.

Communiqué de Razzye Hammadi, Secrétaire national « service public » Alain Vidalies, Secrétaire national « travail et emploi »

En début d’année, le Parti socialiste avait alerté les pouvoirs publics sur l’improvisation, la confusion et la précipitation qui avaient accompagné la fusion ANPE-UNEDIC. Il avait mis en garde le gouvernement contre les effets négatifs de ce démantèlement sur le service public de l’emploi et sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi.

Aujourd’hui, en pleine crise de l’emploi, les salariés prennent de plein fouet les erreurs et l’amateurisme de cette fusion. Pôle emploi ne peut plus remplir sa mission, ce qui est intolérable en période de fort chômage. Et la dégradation des conditions de travail des salariés est catastrophique. Il est urgent d’agir pour éviter de créer un nouveau France-telecom.

Le gouvernement doit prendre ses responsabilités. Le parti socialiste déplore que l’État ne soit pas capable de répondre aux attentes des salariés de pôle emploi pour leur permettre de remplir leurs missions. Ce n’est pas en externalisant, en ayant recours à des CDD, en mettant une pression insupportable sur les salariés que le gouvernement obtiendra des résultats positifs.

Les organisations syndicales appellent à une grève de 24 heures le 20 octobre pour dénoncer les conditions de travail et le manque de moyens des agents face à la hausse continue du chômage. Le parti socialiste apporte son soutien à ce mouvement et demande au gouvernement de donner les moyens au service public de l’emploi d’assurer ses missions. Il sera, le 20 octobre, aux côtés des salariés de pôle emploi.

Mouvement de désobéissance au pôle emploi

Posté par CNSP 16 - avril - 2009

epuis le 9 mars, date d’entrée en vigueur d’une mesure expérimentale visant à authentifier par lampe UV les pièces d’identités des demandeurs d’emploi, la résistance s’organise. « Huit cents agents de l’ex-ANPE sur les mille deux cents de Midi-Pyrénées refusent actuellement d’appliquer cette mesure destinée à faire la chasse aux sans-papiers », explique un porte-parole de SUD-Emploi 31. « Certaines agences ont beau avoir installé la lampe UV, les agents refusent de se former dessus », glisse une salariée.

En vigueur depuis 2007 dans les Assedic, cette mesure est aujourd’hui élargie à l’ensemble de Pôle Emploi. « Sauf que les agents ANPE ont un statut public. Nous devons donc appliquer la loi qui nous demande de vérifier et non d’authentifier les papiers », poursuit cette syndicaliste. Et de rajouter, « tant que cette mesure ne sera pas été retirée, nous poursuivrons le bras de fer ». « Aucun commentaire » du côté de la direction régionale.

Le pôle emploi sous tension 2

Posté par CNSP 5 - avril - 2009

Deux mois après la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, le nouveau Pôle emploi fait face à une envolée du chômage et à la difficile mise en oeuvre du rapprochement. Plusieurs conseillers bretons témoignent ici de leur quotidien.

«On y perd son latin»
«L’effet conjugué de la fusion et de la crise génère des modifications importantes des mesures et aides à la reprise d’emploi. J’ai peu de temps pour en prendre connaissance, les appréhender. Je risque de ne pas toujours renseigner au mieux. Même ceux d’entre-nous qui jouissent d’une grande expérience y perdent leur latin».

«Je m’occupe de 120 chômeurs au lieu de 70»
«Dans la période actuelle, le nombre de demandeurs d’emploi dont chacun d’entre nous doit s’occuper a explosé. En 2006, lorsque le suivi mensuel a été mis en place, on nous demandait d’assurer l’accompagnement de 70 demandeurs d’emploi. Depuis sa mise en place, je m’occupe de 120 à 150 personnes. Je connais des agences ou chaque conseiller a 200 personnes à gérer! Autant dire que c’est impossible d’accorder du temps à tous. Je choisis de me concentrer sur les personnes les moins autonomes. En quelques années, j’ai été contraint de passer de 45 mn d’entretien à 30 mn plus souvent 20 mn, maintenant. Je connais une agence où la direction impose un maximum de 15 min. Aujourd’hui par exemple, j’ai assuré douze entretiens physiques et quelques autres au téléphone.»

«On ne va plus sur le terrain»
«Il peut y avoir un mois de délai entre le moment où un demandeur d’emploi s’inscrit de chez lui et le moment où il est reçu pour le calcul de ses droits et le premier entretien qui permet d’établir son projet de retour à l’emploi. Beaucoup de temps perdu avant de bénéficier des premiers conseils de technique de recherche d’emploi. Beaucoup d’entre eux sont autonomes, mais un grand nombre a réellement besoin d’un accompagnement pour se dépatouiller (construire un cv, apprendre à consulter les offres sur internet, trouver les entreprises, chercher une formation…). Conséquence: on ne me donne plus le temps d’aller sur le terrain, au contact des entreprises recueillir des offres ou les informer sur les mesures d’aide à l’embauche».

Le 3949
«Autre conséquence de la fusion: le 3949, le seul numéro téléphonique pour joindre un conseiller. Au bout du fil, c’est un conseiller d’une des agences du département qui prend la communication du demandeur d’emploi, la transcrit par mail à l’agence du conseiller, puis le conseiller référent reçoit ce courriel sur sa boîte personnelle… Ensuite, quand je rappelle ce demandeur d’emploi, si je tombe sur son répondeur, toute l’histoire recommence. Nous finissons par voir la personne se présenter à l’agence souvent un peu énervée. Je pourrais donner le numéro de ligne directe mais comme aucun conseiller n’a de bureau fixe, ça ne sert à rien».

«Formé en cinq jours»

«Du fait de la fusion, j’ai reçu une formation de cinq jours pour apprendre les rudiments du métier d’agent de l’Assedic. De la même façon, un agent ex-Assedic aura en plus pour mission le suivi mensuel d’un plus petit nombre de demandeurs d’emploi. Il n’a reçu que quelques jours de formation. Notez bien qu’un conseiller à l’emploi ex-Anpe était formé pendant six mois puis était soumis à un examen pour valider ses connaissances du métier. Et même après cela, il nous fallait encore plusieurs mois pour commencer à être réellement à l’aise sur ce poste. Je m’interroge sur la qualité du service qui va être rendu».

«Je gagne 30% de moins qu’un agent Assedic»
«A terme, la cohabitation peut être difficile entre les agents ex-Assedic et ex-Anpe du fait d’un écart de salaire important. Comment puis-je accepter de faire partie de la même entreprise, d’avoir des niveaux de responsabilités équivalent et de percevoir un traitement d’environ 30% inférieur à celui d’un agent venu de l’Assedic? C’est une situation qui ne peut que créer des tensions.

8 millions d’euros pour le pôle emploi

Posté par CNSP 5 - avril - 2009

Le secrétaire d’Etat a donc promis des effectifs en plus pour améliorer le service. Pourtant, l’Etat n’a pas lésiné sur les moyens afin d’améliorer l’organisation. Comme l’a révélé le Canard Enchaîné dans son édition du 4 mars, l’Etat avait lancé « un appel d’offres de 16 millions d’euros pour que des boîtes privées l’aident à organiser sa direction générale. Un premier lot de 8 millions a été attribué au duo américain McKinsey et Accenture ».

Selon l’organigramme confidentiel que s’est procuré le Canard, la direction générale du Pôle emploi a été dotée d’un directeur général, de six directeurs généraux adjoints, de deux adjoints aux directeurs généraux adjoints auxquels s’ajoutent 31 directeurs, 13 adjoints de ces directeurs, 91 chefs de département et ainsi de suite. Selon le Canard, « ce chef d’oeuvre de bonne gouvernance offre aussi quelques incongruités : plusieurs sous-directeurs sans directeur et des services entiers qui se sont vus attribuer les mêmes prérogatives que leurs voisins de bureau ». L’hebdomadaire annonce que 8 millions d’euros doivent encore être dépensés pour affiner l’organisation.

Sans oublier le logo : « Pôle emploi ». L’Etat a déboursé 500 000 euros à une entreprise pour qu’elle invente un nom et un logo. Un bon prix si l’on se souvient que le changement visuel de l’ANPE en 2003 avait coûté 2,4 millions d’euros.

Avec un logo à 500 000 euros et une organisation interne performante à 16 millions d’euros, il ne manque plus que du personnel pour accueillir les chômeurs. Il est tout de même dommage que le Pôle emploi ait oublié d’embaucher…

Communiqué de presse de Pascale Gerard secrétaire nationale nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle et Razzy Hammadi secrétaire national aux service publiques.

Alors que la fusion bâclée au sein du « Pôle Emploi » de l’ANPE et des ASSEDIC, ne cesse d’ajouter de la crise à la crise, à travers notamment la dégradation chaque jour vérifiée des conditions d’accueils et d’accompagnement des usagers et des retards d’indemnisation qui en ce moment même touchent plusieurs dizaines de milliers de chômeurs, voilà qu’une nouvelle étape dans le démantèlement du service public d’emploi vient d’être franchie.

En effet, alors que toutes les formules de privatisation d’accompagnement des chômeurs expérimentées en Europe se sont avérées être de véritables échecs tant du point de vue qualitatif en terme d’accompagnement que quantitatif en terme de résultat, « Pôle Emploi »

choisit clairement de s’engager dans cette voie, celle de la déresponsabilisation des pouvoirs publics, et de la privatisation de la solidarité sociale.

A partir du 1er juillet, après une phase d’expérimentation commencée en 2005 et dont les résultats n’ont ni mesurés ni discutés, ce sont 350 000 chômeurs qui seront suivis par des cabinets privés, et ce alors que la gouvernance de « Pôle Emploi » n’est toujours pas stabilisé.

L’appel d’offre lancé vendredi par Pôle Emploi, vise tout simplement à privatiser un secteur public qui plus que jamais nécessite investissement, régulation et prise en compte des effets dévastateurs des politiques néolibérales menées ces dernières années. Tout le contraire ce que fait actuellement le gouvernement, et ce par pure idéologie.

Le Parti Socialiste s’oppose avec la plus grande fermeté à la privatisation rampante du service public d’emploi et demande un audit public de la fusion ANPE/ASSEDIC. Le PS demande un moratoire sur la casse de l’emploi public et la mise en place de la RGPP et dans le même temps le recrutement d’agents publics formés afin de répondre au mieux aux besoins de nos concitoyens victimes de la crise économique.

Le pôle emploi sous tension

Posté par CNSP 23 - mars - 2009

Dans la droite ligne des politiques de casse du service public , le gouvernement de Nicolas Sarkozy a une fois de plus avec la fusion ANPE UNEDIC déterioré la qualité du service public pour les bénéficiaire mais aussi les conditions de travail des salariés. La qualité de traitement des attentes des demandeurs d’emploi a fortement diminué puisque le nombre de poste à diminué et les agents du fait de la crise et des réduction de postes doivent aujourd’hui traiter les dossiers d’environs 200 demandeurs d’emploi contre 150 au part avant , ce qui les contrains à réduire les durées des entretiens et de facto , la qualité du service d’aide qui leur est proposé est moindre. Les conditions de travail sont aussi problématiques puisque l’on constate des agressions nombreuses mais aussi des suicides certainement lié aux surcharges de travail ainsi qu’un mort par arrêt cardiaque en deux mois. Cela démontre qu’en plus de déteriorer la qualité de service qui est proposée le gouvernement met en danger les conditions de travail des salariés en voulant à tout pris réduire les moyens donnés aux service publics.
Le travail des salariés est de plus en plus compliqué puisque les effets conjugués de la crise et de la fusion ainsi que les nouvelles mesure de retour à l’emploi rendent les procédures de plus en plus complexe et , les salariés n’ont pas le temps de s’y former. Un salarié témoigne et avoue être passé d’un portefeuille de 70 demandeurs d’emploi à 120 demandeurs ce qui réduit les temps d’entretiens. Les délais entre la déclaration des demandeurs et le premier rendez vous pour le calcul des indemnités est maintenant de plus d’un mois ce qui est une dégradation considérable du service vis à vis des demandeurs d’emploi. Du fait des restructuraitons les salariés des pôles emploi de France ne vont plus sur le terrain et de facto passe à côté de beaucoup d’offres d’emploi et ne sont plus toujours en phase avec les tissu entrprenarial régional. Comme , certains demandeurs d’emploi ne sont pas autonomes , qu’il faut les aider dans leurs CV ou bien encore dans leur recherche , les agents n’ont plus le temps d’aller au contact des entreprises. Le 39 49 est aussi un grand problème puisqu’il s’agit d’un numéro qui est surtaxé et dont les tarifs sont prétenduement négociés par le gouvernement. C’est un alourdissement de plus de la facture de la recherche d’emploi pour un demandeur d’emploi dont le pouvoir d’achat n’est pas très élevé. De plus , pour les salariés , les conditions de rémunération de leurs travail ont été très détériorés puisque un salarié du pôle emploi touche 30 % de moins qu’un salarié des ASSEDIC d’avant la fusion.
Nicolas Sarkozy et son gouvernement sous prétexte d’améliorer la qualité du service public et sous des prétexte néolibéraux d’économie sur les services publiques n’as fait que déteriorer la qualité du service pour les demandeurs d’emploi et qui a déterioré les conditions de travail des salariés comme en témoigne certains agents. Ce n’est pas en réduisant les moyens du service publique et en culpabilisant les chomeurs que nous arriverons à réduire le chômage mais c’est au contraire par des politiques d’accompagnement dans la recherche d’emploi que nous pourrons arriver à résorber le chômage et à avoir un service public d’aide à la recherche d’emploi de qualité pour mieux aider les demandeurs d’emploi dans cette étape diffcile que représente le chômage. Cette fusions sans formation et sans augmentation des moyens parait être une hérésie.

Nathaniel Bensaid
Martin Houdan

« Vous êtes au chômage, appeler le 39.49 ! »

Posté par CNSP 22 - mars - 2009

Pascale GERARD, Secrétaire nationale à la Formation professionnelle
et à la Sécurité sociale professionnelle,
Razzy HAMMADI, Secrétaire national au Service public,
Alain VIDALIES, Secrétaire national au Travail et à l’Emploi

Mise en place de Pôle emploi : «  Vous êtes au chômage, appeler le 39.49 ! »
Lors de la fusion très contestée ANPE – Assedic et la mise en place de Pôle emploi, les syndicats des salariés de ces deux agences avaient alerté sur les dangers et l’inefficacité de la mesure. Hélas, tout ce qui était dénoncé s’avère juste. A grand renfort médiatique la Ministre Christine Lagarde annonçait que cela réduirait le nombre de chômeurs suivis par un agent, atteignant le chiffre idyllique de 30. Que constate t’on ? La moyenne s’élève à 161 chômeurs par agent.
Et ces chiffres sont ceux annoncés avant les dramatiques augmentation de chômeurs de janvier (+ 90.200) et les prévisions du pire pour les mois à venir.
Mais que les chômeurs se rassurent, un numéro unique existe pour leur « simplifier » la vie : le 39.49.
Voilà la nouvelle version de la solidarité à la sauce sarkozienne : déshumanisation et coût prohibitif !
Pôle emploi a calqué le fonctionnement des Assedic en supprimant les visites spontanées. Maintenant si on arrive à l’agence sans rendez-vous, on retourne chez soi et on doit appeler le 39.49. Alors que se retrouver au chômage est déstabilisant, que cela éloigne de la socialisation, que des problèmes complexes et inconnus se trouvent poser il devient impossible de créer du lien en rencontrant un agent formé.
Et cette déshumanisation a un coût ! Nous assistons à la vision très libérale du traitement du chômage : le chômeur est responsable de ce qui lui arrive et il doit se surpasser pour s’en sortir. C’est un acte individuel, coupé de la solidarité nationale. Le chômeur se retrouve face à un téléphone qui en plus lui coûte cher, jusqu’à 3 euros les 5 minutes selon l’opérateur.
Le parti socialiste s’associe aux chômeurs, aux syndicats et associations qui s’organisent pour dénoncer cet état de fait.
Le parti socialiste demande un plan massif de recrutement d’agents formés pour le Pôle emploi. Nous demandons que le Président de la république et le gouvernement stoppent leur politique dramatique de suppressions de poste dans la fonction publique.
Les socialistes demandent également la gratuité (quelque soit l’opérateur) du 39.49 avec la mise en place d’un numéro vert.

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